Qu’appelle-t-on complément alimentaire ?

Depuis quelques années, de nombreux produits contenant des nutriments, mais distincts des denrées alimentaires, se proposent de nous aider à rester en bonne santé. Contenant entre autres des minéraux, des vitamines et des plantes, ces compléments alimentaires sont régis par une réglementation concernant leur fabrication et leur commercialisation.

Face au flou juridique qui existait depuis des années à propos des compléments alimentaires, les autorités sanitaires et les industriels se sont entendus pour définir un cadre réglementaire à la fabrication et à la commercialisation de ces produits, afin d’assurer la protection et la sécurité du consommateur.

Compléments alimentaires et médicaments

Les compléments alimentaires contiennent des substances pouvant parfois interagir entre elles ou avec des médicaments. Il est important d’informer son médecin traitant ou son pharmacien de toute consommation de compléments, en particulier avant une opération chirurgicale, en cas de grossesse ou d’allaitement, dans les maladies chroniques ou les traitements de longue durée.

Les compléments alimentaires sont-ils efficaces ?

La popularité grandissante des compléments alimentaires a considérablement élargi l’offre disponible aujourd’hui en pharmacies, en parapharmacies, dans les magasins d’alimentation naturelle et dans les grandes surfaces. De nombreux produits sont parés d’effets parfois quasi miraculeux. Mais en réalité qu’en est-il ? Leurs ingrédients ont-ils fait la preuve de leur efficacité ?

Dans l’ensemble, il est raisonnable de dire que la plupart des ingrédients contenus dans les compléments alimentaires n’ont pas fait l’objet d’études d’efficacité convaincantes. Il existe néanmoins des exceptions notables comme les études concernant l’action des antioxydants (bêta-carotène, vitamine E, zinc, etc.) dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou celle des folates dans la prévention des anomalies du développement du système nerveux de l’embryon pendant la grossesse.

Mais, pour de nombreuses substances utilisées, les industriels ne disposent pas d’études dignes de confiance et vantent leurs produits en utilisant divers arguments discutables.

Les compléments alimentaires en toute sécurité

Comment ne pas mettre sa santé en danger lorsque l’on prend un complément alimentaire ? Si la question se pose de manière moins aiguë avec un complément multivitaminique classique, elle devient fondamentale lorsque l’on prend des doses élevées d’une substance, fût-elle aussi commune que la vitamine C. Respecter des règles de base permet d’éviter les surdosages.

Enfants et compléments alimentaires

Les vitamines et les minéraux sont indispensables à la croissance des enfants. Toutefois, il n’y a pas lieu de donner de compléments alimentaires à un enfant bien portant si son alimentation est équilibrée et variée. En cas de doute, ce sera au médecin référent ou au pédiatre d’en juger.

Savoir lire les étiquettes des compléments alimentaires

Les réglementations européenne et française imposent des règles concernant l’étiquetage des compléments alimentaires. Certaines mentions doivent obligatoirement apparaître sur l’emballage et le mode d’emploi ; d’autres sont interdites. Les industriels sont autorisés à y ajouter des conseils d’hygiène de vie.

Le terme « complément alimentaire » doit figurer sur l’emballage, ainsi que le nom des familles de nutriments utilisés, par exemple : vitamines ou minéraux. La liste complète des ingrédients est obligatoire. Comme pour les aliments, ceux-ci sont indiqués par ordre décroissant en quantité, avec l’ingrédient le plus abondant en premier. Les ingrédients susceptibles de provoquer des réactions allergiques doivent être mentionnés comme tels. Un mode d’emploi doit être proposé avec la dose quotidienne conseillée. Il sera accompagné de conseils d’utilisation ainsi que, le cas échéant, d’avertissements, comme la dose maximale quotidienne. Les quantités de nutriments doivent être indiquées en pourcentage de l’apport journalier recommandé (AJR) pour une dose quotidienne. Une date de péremption doit être indiquée, ainsi que des informations sur les conditions de conservation. La présence de substances pouvant provoquer des allergies doit être mentionnée.