Doit-on consulter son médecin en rentrant de voyage ?

Si tout s’est bien passé, une consultation n’est pas nécessaire à votre retour de voyage. Consultez uniquement si vous avez eu des problèmes de santé significatifs pendant votre séjour ou si certains symptômes apparaissent dans les mois qui suivent votre retour, notamment en cas de fièvre.


Que faire en cas de décalage horaire ?

Lorsque l’on franchit plus de six fuseaux horaires en allant vers l’est, un temps d’adaptation est nécessaire pendant lequel les troubles du sommeil et de l’humeur peuvent être fréquents. Quelques mesures simples permettent de minimiser les effets du décalage horaire.


Se protéger des maladies transmises par les moustiques

Chez le moustique, seule la femelle pique. Les piqûres, souvent indolores, peuvent inoculer des maladies parfois graves. Des mesures de protection (répulsifs, moustiquaires) s’imposent ainsi que, dans certains cas, la chimioprophylaxie ou la vaccination.

Se protéger des maladies transmises par d’autres insectes

Les mouches, les moucherons, les tiques et autres insectes peuvent, comme les moustiques, transmettre de nombreuses maladies. Pour s’en prémunir, il est essentiel de connaître les risques liés à sa destination, de se protéger contre les piqûres et, le cas échéant, d’être vacciné.

Se protéger des maladies transmises par l’eau et les aliments

Dans les pays tropicaux, les aliments et l’eau sont fréquemment contaminés : bactéries, virus, parasites ou encore toxines. Quelques précautions s’imposent.

En particulier, il faut être vigilant sur le lavage des mains (avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes), l’eau de boisson (encapsulée ou traitée), les plats crus, froids ou réchauffés qu’il est préférable d’éviter, ainsi que le lavage et l’épluchage systématique des fruits et légumes. Même si elles semblent évidentes, ces règles d’hygiène ne sont pas toujours faciles à respecter tout au long d’un séjour.

  • Lavez-vous les mains avant chaque repas : les lingettes à usage unique sont très pratiques. Mieux vaut se sécher les mains à l’air libre (en « faisant les marionnettes ») qu’avec la serviette pendue à côté du lavabo.
  • Consommez des plats cuits et servis brûlants, ce qui signifie que les restaurants de rue où l’on vous sert une soupe ou un plat préparés devant vous présentent moins de risques que les buffets d’hôtel !
  • Évitez les aliments à haut risque : nourriture servie à température ambiante, plats réchauffés, viande froide, crue ou peu cuite ; produits laitiers non pasteurisés ou non operculés (lait, yaourt, fromage, beurre cru, crème fraîche, etc.) ; poissons, coquillages ou crustacés froids ou crus ; sauces froides, crème dessert, glaces artisanales et pâtisseries à base de crème. L’eau, les glaçons, les crudités et les fruits sont moins risqués que ce que l’on croit couramment.
  • Les personnes âgées, les enfants (en particulier les nourrissons), les femmes enceintes et les personnes fragilisées doivent être particulièrement vigilants. Ils sont plus sensibles aux infections d’origine alimentaire dont les conséquences sont généralement plus graves.

Le mal des transports

Comparable au mal de mer ou, plus généralement, au mal des transports, le mal de l’air se manifeste par des nausées accompagnées de pâleur, de sueurs, de vertiges, de maux de tête et de vomissements. Ce malaise généralisé est provoqué par les mouvements de l’avion (trous d’air, turbulences, atterrissage, accélérations, décélérations), qui déstabilisent l’oreille interne (organe de l’équilibre).

Pour atténuer ces symptômes, essayez d’obtenir une place au milieu de l’avion, là où les mouvements sont moins perceptibles. Allongez votre siège autant que possible et restez allongé sans bouger, la tête penchée en arrière. Évitez les repas trop copieux et l’alcool. Votre médecin pourra également vous prescrire un traitement préventif contre le mal des transports.